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    20 December

    Si tu pense un peu comme ça

    Si tu pense un peu comme ça


    Toi qui crois que le bonheur s'achète
    Que l'argent amène La liberté
    Toi qui s'dis qu'en regardant à drette
    Tu feras une meilleure société


    Toi qui crois qu'pour ta sécurité
    La répression est vraiment nécessaire
    Toi qui passes ta vie l'esprit fermé
    Peut-être bien que tu mourras amer


    Car si tu penses un peu comme ça
    Moi j'te dis que t'es dans l'champ mon gars
    J'voudrais pas marcher
    Dans tes souliers...

    Toi qui crois qu'exploiter La nature
    Est une bonne chose pour faire ton profit
    Même quand les générations futures
    S'ront prises avec le fruit de ta folie

    Toi qui s'fous d'La condition humaine
    Qui méprises les gens dans La misère
    Toi qui s'dis qu'ils n'en valent pas La peine
    Je souhaite bien que tu mourras amer

    Car si tu penses un peu comme ça
    Moi j'te dis que t'es dans l'champ mon gars
    J'voudrais pas marcher
    Dans tes souliers...

    Toi qui as fait ta place dans l'histoire
    Avec La haine, les conflits et les guerres
    Toi qui s'dis que détenir le pouvoir
    C'est de faire du monde un cimetière

    Toi qui crois que ton propre salut
    Et ton court passage sur cette terre
    Valent plus cher que toutes les vertus
    J'espère bien que tu mourras amer


    Car si tu penses un peu comme ça
    Moi j'te dis que t'es dans l'champ mon gars
    J'voudrais pas marcher
    Dans tes souliers...
    J'voudrais pas marcher
    Dans tes souliers...



    lettre à Lévesque

    Lettre à Lévesque

    Ta cigarette au bec
    Du haut du firmament
    Tu dois r'garder l'Québec
    Pis t'dire que c'est ben décevant

    Quand tu vois les pas bons
    Et tous les p'tits carriéristes
    Qui s'présentent aux élections
    Comme des vrais opportunistes

    Mais loin de moi, René
    L'envie d'en beurrer épais
    Ou de trop te glorifier
    Le monde l'a déjà assez fait

    Mais c'est quand même un peu dommage
    De voir que de ton héritage
    Il reste juste ma p'tite chanson
    Pis un boulevard à ton nom

    Quand je r'garde ma contrée
    Perdue et à l'abandon
    Sans projet d'société
    Et m'née par des pauvres pions

    Champions de la langue de bois
    Et du politicaly correct
    'Me semble que c'pas ça
    Qu'tu voulais pour le Québec

    À part de ça mon Ti-Poil
    La vie es tu moins plate au ciel?
    Parce qu'ici les temps sont un p'tit peu sombres
    J'te dis ça d'même mais r'vire toi pas dans ta tombe


    Toi qui étais au coeur
    De cette grande révolution
    Qui a mis l'Québec à l'heure
    De toutes les modernisations

    Tu dois être franchement déçu
    De voir qu'on retourne en arrière
    Vous qui vous étiez battus
    Pour qu'on soit maîtres de nos affaires

    Pour c'qui est d'la souveraineté
    On peut pas dire que c'est la fièvre
    Le projet s'est mal renouvelé
    Et on en parle du bout des lèvres

    Mais quoique qu'à voir les extrémistes
    Qui se réclament Patriotes
    Avec leur discours passéiste
    J'me dis qu'on est loin du jack-pot

    Si on r'garde ça René
    Les enjeux ont bien changé
    Et les jeunes se conscientisent
    Faudrait écouter ce qu'ils disent

    Et que pour bâtir un pays
    Faudrait pas oublier d'inclure
    Les citoyens des autres ethnies
    Et leur culture

    À part de ça mon Ti-Poil
    La vie es tu moins plate au ciel?
    Parce qu'ici les temps sont un p'tit peu sombres
    J'te dis ça d'même mais r'vire toi pas dans ta tombe

    Pour moi l'projet idéal
    S'rait d'garder les droits acquis
    Et les bases fondamentales
    De la sociale-démocratie

    Tout en restant vigilants
    Face aux courants mondialistes
    Mais bien sûr sans pour autant
    Devenir anti-capitalistes

    Moi j'verrais un pays
    Qui ferait un compromis
    Entre les mots écologie
    Justice et économie
             
    Parce que bien avant ma Patrie
    Et toutes les politicailleries
    J'prône les causes humanitaires
    Et j'suis amoureux de la terre

    Alors j'sais pas c'que t'en penses
    Mais pour moi ça a ben du sens
    De faire quecqu'chose de rassembleur
    Qui f'rait d'nous des innovateurs

    Une société plus équitable
    Où l'développement serait durable
    Et là c'est sûr que j'cocherais «oui»
    Pour un pays...

    Facque d'ici-là j'prends c'qui m'reste
    De ma fierté de Québécois
    Et j'te dis, René : «À la prochaine fois!»
    Et j'nous dis : «À la prochaine fois!»

    Ma belle sophie

    Ma belle Sophie

    Arrête de porter
    Tout l'poids du destin
    Sur ton dos
    J's'rai encore là demain
    Même s'il fait pas plus beau

    Éteins le tonnerre
    Qui gronde en toi ma belle Sophie
    Tsé qu'on est que du monde
    Et qu'le monde est petit
    Tout petit
    Trop petit
    Pour tout savoir
    Pour tout comprendre
    Beaucoup de chose plus grandes
    Plus grandes que nous
    Houuuuuu  Houuuuuu

    Mais p't'être bien que des fois
    Y'a tout simplement rien
    Rien à comprendre
    Rien à comprendre


    Pourquoi si tôt elle est partie
    Laissant un chagrin trop gros
    Dans tes yeux
    Rien à faire du bon Dieu
    Quand on trouve pas les mots
    Pour expliquer
    Pour expliquer


    Mais arrête de pleurer
    Ma belle Sophie
    Dis-toi qu'il y a un ciel
    Caché dans ton nuage
    Et que même la peine
    Que tu traînes comme un bagage
    N'est pas immortelle...           
    N'est pas immortelle...           



    Hannah

    HANNAH


    Hannah est toute seule
    Avec sa mélancolie
    Recouverte du linceul
    Dans lequel on a mis sa vie


    Elle écoule les jours
    Dans une solitude lunaire
    Le coeur comme un poids lourd
    Qui s'engloutit dans sa misère


    Elle passe ses soirées
    À niaiser sur internet
    Avec des paumés
    Qui lui verront jamais la bette


    Elle parle un p'tit peu d'elle,
    Du monde et parfois même de cul
    A'ec ses chums virtuels
    Qui resteront des inconnus...


    Je l'ai croisée une soirée
    Où j'étais un peu blasé...
                      

    J'l'ai écouter m'jaser
    De son enfance douloureuse
    Où on l'a écrasée
    Même si c'tait loin d'être
    Une niaiseuse

    De ses vieux un peu chiants
    Qui n'ont fait que la barouetter
    Et de sa chère grand-maman
    Chez qui elle a été élevée


    Dans un quartier d'la ville
    Où elle vivait introvertie
    A' s'sentait inutile
    Et n'avait presque pas d'amis

    Partait parfois l'été
    À la campagne quand 'était flo
    Où les beaux ciels étoilés
    Lui illuminaient le cerveau


    Mais son regard d'enfant
    Est parti depuis longtemps...


    Vingt-six ans et perdue
    Toujours plus désillusionnée
    Elle vient qu'elle ne sait plus
    À quelle connerie se raccrocher

    Elle avait commencé
    Un cours en secrétariat
    Mais elle l'a vite lâché
    Voyant qu'ça l'intéressait pas


    C'qu'elle aurait bien voulu
    C'est travailler avec les gens
    Les malades, les exclus
    Ceux qui n'ont jamais eu de chance

    Si elle avait confiance en elle
    Autant qu'elle a de coeur
    Tout son grand potentiel
    S'rait là pour semer du bonheur

    Mais quand on t'a briser
    La vie est bien plus malaisée...


    Elle espère qu'un m'ment d'né
    Elle pourra lever le voile
    Sur ces sombres années
    Et enfin revoir les étoiles


    Elle dit qu'la solitude
    C'est quecqu'chose d'assez déprimant
    Qu'ça d'vient une habitude
    Mais qu'on s'y fait jamais vraiment

    Si les étoiles reviennent
    J'te jure que je te les décroche
    Et pour apaiser ta peine
    J'en glisserai une dans ta poche

    En attendant dors bien
    On se reparle demain...

    plus rien

    PLUS RIEN


    Il ne reste que quelques minutes à ma vie
    Tout au plus quelques heures je sens que je faiblis
    Mon frère est mort hier au milieu du désert
    Je suis maintenant le dernier humain de la terre


    On m'a décrit jadis, quand j'étais un enfant
    Ce qu'avait l'air le monde il y a très très longtemps
    Quand vivaient les parents de mon arrière grand-père
    Et qu'il tombait encore de la neige en hiver


    En ces temps on vivait au rythme des saisons
    Et la fin des étés apportait la moisson
    Une eau pure et limpide coulait dans les ruisseaux
    Où venaient s'abreuver chevreuils et orignaux


    Mais moi je n'ai vu qu'une planète désolante
    Paysages lunaires et chaleur suffocante
    Et tous mes amis mourir par la soif ou la faim
    Comme tombent les mouches...

    Jusqu'à c'qu'il n'y ait plus rien...
    Plus rien...
    Plus rien...


    Il ne reste que quelques minutes à ma vie
    Tout au plus quelques heures, je sens que je faiblis
    Mon frère est mort hier au milieu du désert
    Je suis maintenant le dernier humain de la terre


    Tout ça a commencé il y a plusieurs années
    Alors que mes ancêtres étaient obnubilés
    Par des bouts de papier que l'on appelait argent
    Qui rendaient certains hommes vraiment riches et puissants


    Et ces nouveaux dieux ne reculant devant rien
    Étaient prêts à tout pour arriver à leurs fins
    Pour s'enrichir encore ils ont rasé la terre
    Pollué l'air ambiant et tari les rivières


    Mais au bout de cent ans des gens se sont levés
    Et les ont avertis qu'il fallait tout stopper
    Mais ils n'ont pas compris cette sage prophétie
    Ces hommes-là ne parlaient qu'en termes de profits


    C'est des années plus tard qu'ils ont vu le non-sens
    Dans la panique ont déclaré l'état d'urgence
    Quand tous les océans ont englouti les îles
    Et que les inondations ont frappé les grandes villes


    Et par la suite pendant toute une décennie
    Ce fut les ouragans et puis les incendies
    Les tremblements de terre et la grande sécheresse
    Partout sur les visages on lisait la détresse


    Les gens ont dû se battre contre les pandémies
    Décimés par millions par d'atroces maladies
    Puis les autres sont morts par la soif ou la faim
    Comme tombent les mouches...

    Jusqu'à c'qu'il n'y ait plus rien...

    Plus rien...

    Plus rien...


    Mon frère est mort hier au milieu du désert
    Je suis maintenant le dernier humain de la terre
    Au fond l'intelligence qu'on nous avait Cnné
    N'aura été qu'un beau cadeau empoisonné


    Car il ne reste que quelques minutes à la vie
    Tout au plus quelques heures, je sens que je faiblis
    Je ne peux plus marcher, j'ai peine à respirer
    Adieu l'humanité...

    Adieu l'humanité...


    8 secondes

    8 SECONDES


    Toutes les huit secondes
    Un enfant crève au tiers-monde
    Parce qu'y a pas accès à l'eau
    On dit que dans son pays chaud
    C'est le soleil qui assèche les ruisseaux

    Quand on sait qu'une toute petite fraction
    De tous les budgets militaires à la con
    Pourraient abreuver les humains
    Leur assurer un lendemain
    Mais l'occident s'en lave encore les mains

    Alors que toutes les huit secondes
    Se génèrent des profits immondes
    Chez les grandes multinationales
    Qui croient que l'droit fondamental
    D'accès à l'eau doit devenir commercial

    Aujourd'hui la source est cotée en bourse
    Et on se câlice ben d'la ressource
    On nous dit qu'c'est inépuisable
    Pas besoin de gestion viable
    Y'a un signe de piastre au bout de l'eau potable

    Pendant qu'les rivières coulent à flots
    Certains font de l'argent comme de l'eau
    Sans se soucier des écosystèmes
    C'est ben plate à dire mais ça a l'air
    Qu'c'est ça l'noeud du problème!

    Hey!


    Toutes les huit secondes
    Un nouveau cancer qui nous ronge
    Eau qui devient marchandise
    Aqueducs qu'on privatise
    Et gouvernements complices qui improvisent

    À Montréal dans les souterrains
    Ils pompent l'eau qui nous appartient
    Payent des peanuts pour le produit
    Et comme ils ont le monopole
    Font plus de profits que les compagnies d'pétrole

    Toutes les huit secondes
    Je ressens un peu plus de honte
    Face à cette surexploitation
    Et à cette triste destruction
    D'la nature pour la consommation

    On nous met devant des faits accomplis
    Ils jouent la terre au Monopoly
    Et quand ils se s'ront approprié
    Les nuages, les oiseaux, les glaciers
    P't'être qu'y en auront assez

    Pendant qu'les rivières coulent à flots
    Certains font de l'argent comme de l'eau
    Sans se soucier des écosystèmes
    C'est ben plate à dire mais ça a l'air
    Qu'c'est ça l'noeud du problème!

    Hey!

       
    Quand il ne restera que huit secondes
    Avant la fin de ce monde
    On r'pensera au genre humain
    Qui à cause de l'appât du gain
    Aura amené la planète au bord du ravin
    Quand il ne restera que huit secondes...

    Hey


    Toutes les huit secondes
    Encore plus de colère qui monte
    Quand je vois mon grand pays d'eau
    Être mis à sac par des salauds
    Qui s'foutent d'la vie assis dans leur tour à bureau

    Dans ce Québec de forêts et d'or bleu
    Ces richesses doivent devenir des enjeux
    Bottons les fesses des décideurs
    Et devenons des précurseurs
    Citoyens! L'avenir commence astheure!!


               Hey!           Hey!

    les étoiles filantes


    Si je m’arrête un instant
    Pour te parler de ma vie
    Juste comme ca tranquillement
    Dans un bar rue St-Denis

    J'te raconterai les souvenirs
    Bien gravés dans ma mémoire
    De cette époque où vieillir
    Était encore bien illusoire

    Quand j'agaçais les p'tites filles
    Pas loin des balançoires
    Et que mon sac de billes
    Devenait un vrai trésor

    Et ces hivers enneigés
    À construire des igloos
    Et rentrer les pieds g'lés
    Juste à temps pour Passe-Partout

    Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester
    De la p'tite école et d'la cour de récré?
    Quand les avions en papier ne partent plus au vent
    On se dit que l'bon temps passe finalement...
    ... comme une étoile filante

    Si je m'arrête un instant
    Pour te parler de la vie
    Je constate que bien souvent
    On choisit pas mais on subit,

    Et que les rêves des ti-culs
    S'évanouissent ou se refoulent
    Dans cette réalité crue
    Qui nous embarque dans le moule

    La trentaine, la bedaine
    Les morveux, l'hypothèque
    Les bonheurs et les peines
    Les bons coups et les échecs

    Travailler, faire d'son mieux
    En arracher, s'en sortir
    Et espérer être heureux
    Un peu avant de mourir

    Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester
    De notre p'tit passage dans ce monde effréné?
    Après avoir existé pour gagner du temps
    On s'dira que l'on était finalement

    ... que des étoiles filantes

    Si je m'arrête un instant 
    Pour te parler de la vie
    Juste comme ça tranquillement
    Pas loin du carré St-Louis

    C'est qu'avec toi je suis bien
    Et que j'ai pu l'goût de m'en faire
    Parce que tsé voir trop loin
    C'pas mieux que r'garder en arrière

    Malgré les vielles amertumes
    Et les amours qui passent
    Les chums qu'on perds dans' brume
    Et les idéaux qui se cassent

    La vie s'accroche et renaît
    Comme les printemps reviennent
    Dans une bouffée d'air frais
    Qui apaisent les coeurs en peine

    Ça fait que si à soir t'as envie de rester
    Avec moi, la nuit est douce on peut marcher
    Et même si on sait ben que tout dure rien qu'un temps
    J'aimerais ça que tu sois pour un moment....

    ... mon étoile filante

    Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester...
    Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester...
    ...que des étoiles filantes.

    le repos du guerrier

    LE REPOS DU GUERRIER
    (S. Archambault, Mes Aïeux / É. Desranleau, Mes Aïeux)


    Marcher des heures à travers la forêt
    Respirer par le nez, se retourner jamais
    Mettre un pied devant l'autre pour trouver le repos
    Poser les balises d'un monde nouveau

    À la tombée du jour, atteindre la clairière
    Ermite volontaire évadé de l'enfer
    Faire une prière et faire un feu de bois
    Boire à la rivière pour la première fois

    Déplier la toile pour s'en faire un abri
    Briser le silence en poussant un grand cri
    Crier à tue-tête pour entendre l'écho
    Et compter les étoiles couché sur le dos

    Baigné dans la lumière d'une aurore boréale
    Réaliser que la beauté est sidérale
    Ralentir le rythme de la course folle
    Folâtrer un instant sans but, sans boussole

    Sentir le vent caresser son visage
    Ajuster sa mire, se fondre au paysage
    Ajouter des secondes au film de sa vie
    Vidanger son cerveau, tomber endormi

    Plonger dans le lac du pays de Morphée
    Féconder la terre où germent les idées
    Débusquer dans le bois le grand caribou
    Boucaner dans la pipe du bon Manitou

    Chanter avec le lièvre, le renard et le loup
    Louvoyer vers la cache du carcajou
    Jouer de la vielle avec un farfadet
    Descendre dans la grotte avec les feux follets
    Laisser la poésie décider de son sort
    Sortir au matin et accepter la mort
    Mordre dans la vie sans penser à demain
    Maintenir le cap tout droit vers son destin...

    la grande déclaration

    LA GRANDE DÉCLARATION
    (S. Archambault, Mes Aïeux / F. Giroux, Mes Aïeux)


    Ta peau
    Est mon drapeau
    Notre lit est mon pays
    La croix
    Sur mon dos
    Pour un instant, je l'oublie
    Et même si le vent
    Bleu et blanc
    Étourdit ma girouette
    Ici
    Maintenant
    Je n'ai que toi dans la tête

    Sans église, sans discours
    Sans alliance et sans cérémonie
    Sans contrat, sans détour
    Tout mon corps te dit oui
    Sans église, sans discours
    Sans alliance et sans cérémonie
    Sans contrat, sans détour
    Toute mon âme te l'dit...

    Mon père m'a donné une branche de laurier
    Au pas de ta porte, j'irai la déposer
    Le lys a fleuri au jardin de mes amours
    L'oiseau dans son nid s'envolera un jour

    Sans église, sans discours
    Sans alliance et sans cérémonie
    Sans contrat, sans détour
    Toute ma vie te dit oui
    Sans église, sans discours
    Sans alliance et sans cérémonie
    Sans contrat, sans détour
    Tout c'que j'suis te l'dit...

    Ta peau
    Est mon seul drapeau
    Notre lit est mon pays
    Et demain
    Dans nos mains
    Nous verrons naître la vie

    Auprès de ma blonde...

    qui nous mène?

    QUI NOUS MÈNE?
    (S. Archambault / É. Desranleau)

    C'est clair, le navire a perdu le cap
    La marchandise humaine est entraînée dans la dérape
    Les médias manipulent la masse
    Pour maintenir le mur en place

    Dans une soirée mondaine mondiale
    Capitaines carnassiers qui jouent aux cartes notre capital
    À tribord, un sommet de glace
    A déchiré la carapace... rapaces!

    Embarque dans mon canot d'écorce
    Amis, remontons le courant
    Il faut ramer de toutes nos forces
    On arrêtera quand on aura 100 ans

    C'est l'abandon qui nous mène
    Mène en bas
    C'est le courage qui nous mène
    Mène en haut

    Dans la cale on veut nous reléguer
    On a lancé des s.o.s.
    Ô... solidarité
    Il y a un trou béant dedans la coque
    De ce gros bateau monté en toc

    Des larmes synthétiques dans le brouillard chimique
    Pour qu'on reste apathiques à bord du Titanic
    Si la loi du plus fort sévit
    Suivez-moi, je pense donc je nuis... je nuis!

    Embarque...

    remède miracle

    REMÈDE MIRACLE 4:41
    (S.Archambault/É.Desranleau)
    
    M`en revenant de su`l`docteur Brochu 
    avec ma liste de maladies dins mains, 
    j`ai rencontré mon ami Jean Coutu. 
    Y m`a dit : « Viens faire un tour dans mon beau magasin. »
    
    Du Robaxacet pour mon mal de dos. 
    Du Robitussin pour mon rhume de cerveau.
    
    Refrain:
    Une pilule, une petite granule, une crème, une pommade : 
    y`a rien de mieux mon vieux si tu te sens malade. 
    Une pilule, une petite granule, une infusion, une injection : 
    y`a rien de mieux fiston pour te remettre su`l`piton...
    
    De l`Antiphlogistine pour mon lubago...
    Et pis du Ginseng pour ma libido... 
    Pis du Viagra pour me remonter le moineau... 
    De la Nicorette parce que j`fume ben trop... 
    
    Avec tout ça dans l`corps... Je mourrai pas de sitôt!
    
    Une pilule, une petite granule, une crème, une pommade : 
    y`a rien de mieux mon vieux si tu te sens malade. 
    Une pilule, une petite granule, une infusion, une injection : 
    y`a rien de mieux fiston pour te remettre su`l`piton...
    

    descendus au chantier

    DESCENDUS AU CHANTIER 3:45
    (S.Archambault/F.Giroux)
    
    Descendus au chantier, trente hommes sans métier. 
    Descendus au chantier, descendus pour bûcher. 
    L`hiver. Calvaire. La misère noire. 
    Loin de nos femmes. À deux pas des flammes de l`enfer. 
    
    Descendus au chantier s`engager comme bétail. 
    Soixante jours de travail. Trente hommes prêts à se renier. 
    Le boss des bécosses nous tient par les gosses. 
    Loin de l`amour, la tête dans la porte du four de l`enfer.
    
    Descendus au chantier. Y`a pus de job en ville. 
    Descendus au chantier, trente esclaves serviles. 
    Je m`adresse au grand Satan : Je connais la légende d`antan... 
    Celle du fameux canot volant. Tire-nous d`icitte au plus coupant! 
    Je veux voler dans le firmament,revoir ne serait-ce qu`un instant 
    les yeux de ma femme et de mes enfants...
    Satan, Satan est-ce que tu m`entends?
    
    Descendus au chantier. Trente hommes à genoux pour une poignée de sous. 
    Descendus pour se damner. Les lits trop durs, les nuits de parjures.
    Loin du foyer pour payer le loyer d`un séjour en enfer. 
    
    Descendus au chantier pour se faire exploiter. 
    Trente hommes résignés qui marchent dos courbé. 
    Satan, Satan est-ce que tu m`entends? 
    Je donnerais mes vingt ans et pis mon âme en garantie 
    si pour la nuit tu nous sors d`ici! 
    Le grand Satan est apparu... Notre prière a été entendue! 
    Mais il nous a tous informés que les temps avaient bien changé...
    
    Descendus au chantier. Trente hommes déjà damnés. 
    Descendus pour brûler. Descendus pour l`Éternité...
    

    la vérité

    EN VÉRITÉ
    (S. Archambault, Mes Aïeux / É. Desranleau, Mes Aïeux)


    La vérité se cache (croix de bois, croix de fer)
    Derrière une pile de cash (si je mens, je vais en enfer)

    Chaque vérité abrite son contraire
    Chaque mensonge a son commanditaire
    Prophète du mal qui prétend faire le bien
    Prophète du vide qui veut que tu penses... à rien

    La vérité se trafique (croix de bois, croix de fer)
    Pour une question de fric (si je mens, je vais en enfer)

    Cent mille vérités, aucune compatible
    Cent mille mensonges jurés sur la Bible
    Prophète d'hier, prophète de demain
    Prophète de la terre, prophète des... martiens

    La vérité se vend (croix de bois, croix de fer)
    À n'importe qui, au plus offrant (si je mens, je vais en enfer)

    Qui dit vrai, qui dit faux dans toute cette histoire ?
    Qui a visé le blanc, qui a tué le noir ?
    Prophète de la guerre, prophète de la peur
    Prophète profiteur, prophète de... malheur

    La vérité s'achète (croix de bois, croix de fer)
    Le mensonge fait la manchette (si je mens, je vais en enfer)

    Tout le monde prêche pour sa paroisse
    Tout le monde vend le remède pour ton angoisse
    Tout le monde veut te montrer le chemin
    On te ment impunément et pis c'est pour... ton bien

    Sur la tête de mon père, sur la tête de ma mère, sur la tête de mon frère, sur la tête de ma sœur, sur la tête de mon grand-père, sur la tête de ma grand-mère, sur la tête de mon cousin, sur la tête de mon chien...

    dégénération

    DÉGÉNÉRATIONS
    (S. Archambault, Mes Aïeux / S. Archambault, Mes Aïeux)


    Ton arrière-arrière-grand-père, il a défriché la terre
    Ton arrière-grand-père, il a labouré la terre
    Et pis ton grand-père a rentabilisé la terre
    Pis ton père, il l'a vendue pour devenir fonctionnaire

    Et pis toi, mon p'tit gars, tu l'sais pus c'que tu vas faire
    Dans ton p'tit trois et demi bien trop cher, frette en hiver
    Il te vient des envies de devenir propriétaire
    Et tu rêves la nuit d'avoir ton petit lopin de terre

    Ton arrière-arrière-grand-mère, elle a eu quatorze enfants
    Ton arrière-grand-mère en a eu quasiment autant
    Et pis ta grand-mère en a eu trois c'tait suffisant
    Pis ta mère en voulait pas ; toi t'étais un accident

    Et pis toi, ma p'tite fille, tu changes de partenaire tout l'temps
    Quand tu fais des conneries, tu t'en sauves en avortant
    Mais y'a des matins, tu te réveilles en pleurant
    Quand tu rêves la nuit d'une grande table entourée d'enfants

    Ton arrière-arrière-grand-père a vécu la grosse misère
    Ton arrière-grand-père, il ramassait les cennes noires
    Et pis ton grand-père - miracle ! - est devenu millionnaire
    Ton père en a hérité, il l'a tout mis dans ses RÉERs

    Et pis toi, p'tite jeunesse, tu dois ton cul au ministère
    Pas moyen d'avoir un prêt dans une institution bancaire
    Pour calmer tes envies de hold-uper la caissière
    Tu lis des livres qui parlent de simplicité volontaire

    Tes arrière-arrière-grands-parents, ils savaient comment fêter
    Tes arrière-grands-parents, ça swignait fort dans les veillées
    Pis tes grands-parents ont connu l'époque yé-yé
    Tes parents, c'tait les discos ; c'est là qu'ils se sont rencontrés

    Et pis toi, mon ami, qu'est-ce que tu fais de ta soirée ?
    Éteins donc ta tivi ; faut pas rester encabané
    Heureusement que dans' vie certaines choses refusent de changer
    Enfile tes plus beaux habits car nous allons ce soir danser...


    un voyage de l'autre coté de l'océan

    fdJe suis bien revenue chez moi, au Québec.Ce voyage m'a ouvert sur une autre dimension de la vie. Je crois bien être changée pour le reste de mes jours . Chose certaine, j'ai pris goût aux voyages et une confiance en moi que je n'avais pas auparavent .J'ai rencontré des gens merveilleux partout sur mon chemin. Je pense que le but d'un voyage comme celui-ci est de se découvrir un peu à travers ces expériences et ces  rencontres et aussi d'apprendre à profiter du temps qui passe à fond! C'est bien sur ce que j'ai fait. J'ai passé d'agréables moments en compagnie de gens qu'il me fut donner derencontrer. Chacune de ces personnes m'ont faitévoluer àleur contact d'une facon ou d'une autre. Je me souviendrai de ce premier voyage comme le premier pas d'une nouvelle vie!

     

    P.S. Pour ceux et celles qui ont passé dans ma vie durant ce périple, je vous remercie énorméement detoutce que vous avez faitpour moi,et d'avoir su émerveiller ce voyage comme vous avez pu le faire! Merci de m'avoir héberger comme vous l'avez fait et de m'avoir recu aussi simplement et aussi grandement à la fois!