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20 December Si tu pense un peu comme çaSi tu pense un peu comme ça Toi qui crois que le bonheur s'achète Que l'argent amène La liberté Toi qui s'dis qu'en regardant à drette Tu feras une meilleure société Toi qui crois qu'pour ta sécurité La répression est vraiment nécessaire Toi qui passes ta vie l'esprit fermé Peut-être bien que tu mourras amer Car si tu penses un peu comme ça Moi j'te dis que t'es dans l'champ mon gars J'voudrais pas marcher Dans tes souliers... Toi qui crois qu'exploiter La nature Est une bonne chose pour faire ton profit Même quand les générations futures S'ront prises avec le fruit de ta folie Toi qui s'fous d'La condition humaine Qui méprises les gens dans La misère Toi qui s'dis qu'ils n'en valent pas La peine Je souhaite bien que tu mourras amer Car si tu penses un peu comme ça Moi j'te dis que t'es dans l'champ mon gars J'voudrais pas marcher Dans tes souliers... Toi qui as fait ta place dans l'histoire Avec La haine, les conflits et les guerres Toi qui s'dis que détenir le pouvoir C'est de faire du monde un cimetière Toi qui crois que ton propre salut Et ton court passage sur cette terre Valent plus cher que toutes les vertus J'espère bien que tu mourras amer Car si tu penses un peu comme ça Moi j'te dis que t'es dans l'champ mon gars J'voudrais pas marcher Dans tes souliers... J'voudrais pas marcher Dans tes souliers... lettre à LévesqueLettre à Lévesque Ta cigarette au bec Du haut du firmament Tu dois r'garder l'Québec Pis t'dire que c'est ben décevant Quand tu vois les pas bons Et tous les p'tits carriéristes Qui s'présentent aux élections Comme des vrais opportunistes Mais loin de moi, René L'envie d'en beurrer épais Ou de trop te glorifier Le monde l'a déjà assez fait Mais c'est quand même un peu dommage De voir que de ton héritage Il reste juste ma p'tite chanson Pis un boulevard à ton nom Quand je r'garde ma contrée Perdue et à l'abandon Sans projet d'société Et m'née par des pauvres pions Champions de la langue de bois Et du politicaly correct 'Me semble que c'pas ça Qu'tu voulais pour le Québec À part de ça mon Ti-Poil La vie es tu moins plate au ciel? Parce qu'ici les temps sont un p'tit peu sombres J'te dis ça d'même mais r'vire toi pas dans ta tombe Toi qui étais au coeur De cette grande révolution Qui a mis l'Québec à l'heure De toutes les modernisations Tu dois être franchement déçu De voir qu'on retourne en arrière Vous qui vous étiez battus Pour qu'on soit maîtres de nos affaires Pour c'qui est d'la souveraineté On peut pas dire que c'est la fièvre Le projet s'est mal renouvelé Et on en parle du bout des lèvres Mais quoique qu'à voir les extrémistes Qui se réclament Patriotes Avec leur discours passéiste J'me dis qu'on est loin du jack-pot Si on r'garde ça René Les enjeux ont bien changé Et les jeunes se conscientisent Faudrait écouter ce qu'ils disent Et que pour bâtir un pays Faudrait pas oublier d'inclure Les citoyens des autres ethnies Et leur culture À part de ça mon Ti-Poil La vie es tu moins plate au ciel? Parce qu'ici les temps sont un p'tit peu sombres J'te dis ça d'même mais r'vire toi pas dans ta tombe Pour moi l'projet idéal S'rait d'garder les droits acquis Et les bases fondamentales De la sociale-démocratie Tout en restant vigilants Face aux courants mondialistes Mais bien sûr sans pour autant Devenir anti-capitalistes Moi j'verrais un pays Qui ferait un compromis Entre les mots écologie Justice et économie Parce que bien avant ma Patrie Et toutes les politicailleries J'prône les causes humanitaires Et j'suis amoureux de la terre Alors j'sais pas c'que t'en penses Mais pour moi ça a ben du sens De faire quecqu'chose de rassembleur Qui f'rait d'nous des innovateurs Une société plus équitable Où l'développement serait durable Et là c'est sûr que j'cocherais «oui» Pour un pays... Facque d'ici-là j'prends c'qui m'reste De ma fierté de Québécois Et j'te dis, René : «À la prochaine fois!» Et j'nous dis : «À la prochaine fois!» Ma belle sophieMa belle Sophie
Arrête de porter Tout l'poids du destin Sur ton dos J's'rai encore là demain Même s'il fait pas plus beau Éteins le tonnerre Qui gronde en toi ma belle Sophie Tsé qu'on est que du monde Et qu'le monde est petit Tout petit Trop petit Pour tout savoir Pour tout comprendre Beaucoup de chose plus grandes Plus grandes que nous Houuuuuu Houuuuuu Mais p't'être bien que des fois Y'a tout simplement rien Rien à comprendre Rien à comprendre Pourquoi si tôt elle est partie Laissant un chagrin trop gros Dans tes yeux Rien à faire du bon Dieu Quand on trouve pas les mots Pour expliquer Pour expliquer Mais arrête de pleurer Ma belle Sophie Dis-toi qu'il y a un ciel Caché dans ton nuage Et que même la peine Que tu traînes comme un bagage N'est pas immortelle... N'est pas immortelle... HannahHANNAH Hannah est toute seule Avec sa mélancolie Recouverte du linceul Dans lequel on a mis sa vie Elle écoule les jours Dans une solitude lunaire Le coeur comme un poids lourd Qui s'engloutit dans sa misère Elle passe ses soirées À niaiser sur internet Avec des paumés Qui lui verront jamais la bette Elle parle un p'tit peu d'elle, Du monde et parfois même de cul A'ec ses chums virtuels Qui resteront des inconnus... Je l'ai croisée une soirée Où j'étais un peu blasé... J'l'ai écouter m'jaser De son enfance douloureuse Où on l'a écrasée Même si c'tait loin d'être Une niaiseuse De ses vieux un peu chiants Qui n'ont fait que la barouetter Et de sa chère grand-maman Chez qui elle a été élevée Dans un quartier d'la ville Où elle vivait introvertie A' s'sentait inutile Et n'avait presque pas d'amis Partait parfois l'été À la campagne quand 'était flo Où les beaux ciels étoilés Lui illuminaient le cerveau Mais son regard d'enfant Est parti depuis longtemps... Vingt-six ans et perdue Toujours plus désillusionnée Elle vient qu'elle ne sait plus À quelle connerie se raccrocher Elle avait commencé Un cours en secrétariat Mais elle l'a vite lâché Voyant qu'ça l'intéressait pas C'qu'elle aurait bien voulu C'est travailler avec les gens Les malades, les exclus Ceux qui n'ont jamais eu de chance Si elle avait confiance en elle Autant qu'elle a de coeur Tout son grand potentiel S'rait là pour semer du bonheur Mais quand on t'a briser La vie est bien plus malaisée... Elle espère qu'un m'ment d'né Elle pourra lever le voile Sur ces sombres années Et enfin revoir les étoiles Elle dit qu'la solitude C'est quecqu'chose d'assez déprimant Qu'ça d'vient une habitude Mais qu'on s'y fait jamais vraiment Si les étoiles reviennent J'te jure que je te les décroche Et pour apaiser ta peine J'en glisserai une dans ta poche En attendant dors bien On se reparle demain... plus rienPLUS RIEN Il ne reste que quelques minutes à ma vie Tout au plus quelques heures je sens que je faiblis Mon frère est mort hier au milieu du désert Je suis maintenant le dernier humain de la terre On m'a décrit jadis, quand j'étais un enfant Ce qu'avait l'air le monde il y a très très longtemps Quand vivaient les parents de mon arrière grand-père Et qu'il tombait encore de la neige en hiver En ces temps on vivait au rythme des saisons Et la fin des étés apportait la moisson Une eau pure et limpide coulait dans les ruisseaux Où venaient s'abreuver chevreuils et orignaux Mais moi je n'ai vu qu'une planète désolante Paysages lunaires et chaleur suffocante Et tous mes amis mourir par la soif ou la faim Comme tombent les mouches... Jusqu'à c'qu'il n'y ait plus rien... Plus rien... Plus rien... Il ne reste que quelques minutes à ma vie Tout au plus quelques heures, je sens que je faiblis Mon frère est mort hier au milieu du désert Je suis maintenant le dernier humain de la terre Tout ça a commencé il y a plusieurs années Alors que mes ancêtres étaient obnubilés Par des bouts de papier que l'on appelait argent Qui rendaient certains hommes vraiment riches et puissants Et ces nouveaux dieux ne reculant devant rien Étaient prêts à tout pour arriver à leurs fins Pour s'enrichir encore ils ont rasé la terre Pollué l'air ambiant et tari les rivières Mais au bout de cent ans des gens se sont levés Et les ont avertis qu'il fallait tout stopper Mais ils n'ont pas compris cette sage prophétie Ces hommes-là ne parlaient qu'en termes de profits C'est des années plus tard qu'ils ont vu le non-sens Dans la panique ont déclaré l'état d'urgence Quand tous les océans ont englouti les îles Et que les inondations ont frappé les grandes villes Et par la suite pendant toute une décennie Ce fut les ouragans et puis les incendies Les tremblements de terre et la grande sécheresse Partout sur les visages on lisait la détresse Les gens ont dû se battre contre les pandémies Décimés par millions par d'atroces maladies Puis les autres sont morts par la soif ou la faim Comme tombent les mouches... Jusqu'à c'qu'il n'y ait plus rien... Plus rien... Plus rien... Mon frère est mort hier au milieu du désert Je suis maintenant le dernier humain de la terre Au fond l'intelligence qu'on nous avait Cnné N'aura été qu'un beau cadeau empoisonné Car il ne reste que quelques minutes à la vie Tout au plus quelques heures, je sens que je faiblis Je ne peux plus marcher, j'ai peine à respirer Adieu l'humanité... Adieu l'humanité... 8 secondes8 SECONDES Toutes les huit secondes Un enfant crève au tiers-monde Parce qu'y a pas accès à l'eau On dit que dans son pays chaud C'est le soleil qui assèche les ruisseaux Quand on sait qu'une toute petite fraction De tous les budgets militaires à la con Pourraient abreuver les humains Leur assurer un lendemain Mais l'occident s'en lave encore les mains Alors que toutes les huit secondes Se génèrent des profits immondes Chez les grandes multinationales Qui croient que l'droit fondamental D'accès à l'eau doit devenir commercial Aujourd'hui la source est cotée en bourse Et on se câlice ben d'la ressource On nous dit qu'c'est inépuisable Pas besoin de gestion viable Y'a un signe de piastre au bout de l'eau potable Pendant qu'les rivières coulent à flots Certains font de l'argent comme de l'eau Sans se soucier des écosystèmes C'est ben plate à dire mais ça a l'air Qu'c'est ça l'noeud du problème! Hey! Toutes les huit secondes Un nouveau cancer qui nous ronge Eau qui devient marchandise Aqueducs qu'on privatise Et gouvernements complices qui improvisent À Montréal dans les souterrains Ils pompent l'eau qui nous appartient Payent des peanuts pour le produit Et comme ils ont le monopole Font plus de profits que les compagnies d'pétrole Toutes les huit secondes Je ressens un peu plus de honte Face à cette surexploitation Et à cette triste destruction D'la nature pour la consommation On nous met devant des faits accomplis Ils jouent la terre au Monopoly Et quand ils se s'ront approprié Les nuages, les oiseaux, les glaciers P't'être qu'y en auront assez Pendant qu'les rivières coulent à flots Certains font de l'argent comme de l'eau Sans se soucier des écosystèmes C'est ben plate à dire mais ça a l'air Qu'c'est ça l'noeud du problème! Hey! Quand il ne restera que huit secondes Avant la fin de ce monde On r'pensera au genre humain Qui à cause de l'appât du gain Aura amené la planète au bord du ravin Quand il ne restera que huit secondes... Hey Toutes les huit secondes Encore plus de colère qui monte Quand je vois mon grand pays d'eau Être mis à sac par des salauds Qui s'foutent d'la vie assis dans leur tour à bureau Dans ce Québec de forêts et d'or bleu Ces richesses doivent devenir des enjeux Bottons les fesses des décideurs Et devenons des précurseurs Citoyens! L'avenir commence astheure!! Hey! Hey! les étoiles filantesSi je m’arrête un instant Pour te parler de ma vie Juste comme ca tranquillement Dans un bar rue St-Denis J'te raconterai les souvenirs Bien gravés dans ma mémoire De cette époque où vieillir Était encore bien illusoire Quand j'agaçais les p'tites filles Pas loin des balançoires Et que mon sac de billes Devenait un vrai trésor Et ces hivers enneigés À construire des igloos Et rentrer les pieds g'lés Juste à temps pour Passe-Partout Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester De la p'tite école et d'la cour de récré? Quand les avions en papier ne partent plus au vent On se dit que l'bon temps passe finalement... ... comme une étoile filante Si je m'arrête un instant Pour te parler de la vie Je constate que bien souvent On choisit pas mais on subit, Et que les rêves des ti-culs S'évanouissent ou se refoulent Dans cette réalité crue Qui nous embarque dans le moule La trentaine, la bedaine Les morveux, l'hypothèque Les bonheurs et les peines Les bons coups et les échecs Travailler, faire d'son mieux En arracher, s'en sortir Et espérer être heureux Un peu avant de mourir Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester De notre p'tit passage dans ce monde effréné? Après avoir existé pour gagner du temps On s'dira que l'on était finalement ... que des étoiles filantes Si je m'arrête un instant Pour te parler de la vie Juste comme ça tranquillement Pas loin du carré St-Louis C'est qu'avec toi je suis bien Et que j'ai pu l'goût de m'en faire Parce que tsé voir trop loin C'pas mieux que r'garder en arrière Malgré les vielles amertumes Et les amours qui passent Les chums qu'on perds dans' brume Et les idéaux qui se cassent La vie s'accroche et renaît Comme les printemps reviennent Dans une bouffée d'air frais Qui apaisent les coeurs en peine Ça fait que si à soir t'as envie de rester Avec moi, la nuit est douce on peut marcher Et même si on sait ben que tout dure rien qu'un temps J'aimerais ça que tu sois pour un moment.... ... mon étoile filante Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester... Mais au bout du ch'min dis-moi c'qui va rester... ...que des étoiles filantes. ![]() le repos du guerrierLE REPOS DU GUERRIER (S. Archambault, Mes Aïeux / É. Desranleau, Mes Aïeux) Marcher des heures à travers la forêt Respirer par le nez, se retourner jamais Mettre un pied devant l'autre pour trouver le repos Poser les balises d'un monde nouveau À la tombée du jour, atteindre la clairière Ermite volontaire évadé de l'enfer Faire une prière et faire un feu de bois Boire à la rivière pour la première fois Déplier la toile pour s'en faire un abri Briser le silence en poussant un grand cri Crier à tue-tête pour entendre l'écho Et compter les étoiles couché sur le dos Baigné dans la lumière d'une aurore boréale Réaliser que la beauté est sidérale Ralentir le rythme de la course folle Folâtrer un instant sans but, sans boussole Sentir le vent caresser son visage Ajuster sa mire, se fondre au paysage Ajouter des secondes au film de sa vie Vidanger son cerveau, tomber endormi Plonger dans le lac du pays de Morphée Féconder la terre où germent les idées Débusquer dans le bois le grand caribou Boucaner dans la pipe du bon Manitou Chanter avec le lièvre, le renard et le loup Louvoyer vers la cache du carcajou Jouer de la vielle avec un farfadet Descendre dans la grotte avec les feux follets Laisser la poésie décider de son sort Sortir au matin et accepter la mort Mordre dans la vie sans penser à demain Maintenir le cap tout droit vers son destin... la grande déclarationLA GRANDE DÉCLARATION (S. Archambault, Mes Aïeux / F. Giroux, Mes Aïeux) Ta peau Est mon drapeau Notre lit est mon pays La croix Sur mon dos Pour un instant, je l'oublie Et même si le vent Bleu et blanc Étourdit ma girouette Ici Maintenant Je n'ai que toi dans la tête Sans église, sans discours Sans alliance et sans cérémonie Sans contrat, sans détour Tout mon corps te dit oui Sans église, sans discours Sans alliance et sans cérémonie Sans contrat, sans détour Toute mon âme te l'dit... Mon père m'a donné une branche de laurier Au pas de ta porte, j'irai la déposer Le lys a fleuri au jardin de mes amours L'oiseau dans son nid s'envolera un jour Sans église, sans discours Sans alliance et sans cérémonie Sans contrat, sans détour Toute ma vie te dit oui Sans église, sans discours Sans alliance et sans cérémonie Sans contrat, sans détour Tout c'que j'suis te l'dit... Ta peau Est mon seul drapeau Notre lit est mon pays Et demain Dans nos mains Nous verrons naître la vie Auprès de ma blonde... qui nous mène?QUI NOUS MÈNE? (S. Archambault / É. Desranleau) C'est clair, le navire a perdu le cap La marchandise humaine est entraînée dans la dérape Les médias manipulent la masse Pour maintenir le mur en place Dans une soirée mondaine mondiale Capitaines carnassiers qui jouent aux cartes notre capital À tribord, un sommet de glace A déchiré la carapace... rapaces! Embarque dans mon canot d'écorce Amis, remontons le courant Il faut ramer de toutes nos forces On arrêtera quand on aura 100 ans C'est l'abandon qui nous mène Mène en bas C'est le courage qui nous mène Mène en haut Dans la cale on veut nous reléguer On a lancé des s.o.s. Ô... solidarité Il y a un trou béant dedans la coque De ce gros bateau monté en toc Des larmes synthétiques dans le brouillard chimique Pour qu'on reste apathiques à bord du Titanic Si la loi du plus fort sévit Suivez-moi, je pense donc je nuis... je nuis! Embarque... remède miracleREMÈDE MIRACLE 4:41 (S.Archambault/É.Desranleau) M`en revenant de su`l`docteur Brochu avec ma liste de maladies dins mains, j`ai rencontré mon ami Jean Coutu. Y m`a dit : « Viens faire un tour dans mon beau magasin. » Du Robaxacet pour mon mal de dos. Du Robitussin pour mon rhume de cerveau. Refrain: Une pilule, une petite granule, une crème, une pommade : y`a rien de mieux mon vieux si tu te sens malade. Une pilule, une petite granule, une infusion, une injection : y`a rien de mieux fiston pour te remettre su`l`piton... De l`Antiphlogistine pour mon lubago... Et pis du Ginseng pour ma libido... Pis du Viagra pour me remonter le moineau... De la Nicorette parce que j`fume ben trop... Avec tout ça dans l`corps... Je mourrai pas de sitôt! Une pilule, une petite granule, une crème, une pommade : y`a rien de mieux mon vieux si tu te sens malade. Une pilule, une petite granule, une infusion, une injection : y`a rien de mieux fiston pour te remettre su`l`piton... descendus au chantierDESCENDUS AU CHANTIER 3:45 (S.Archambault/F.Giroux) Descendus au chantier, trente hommes sans métier. Descendus au chantier, descendus pour bûcher. L`hiver. Calvaire. La misère noire. Loin de nos femmes. À deux pas des flammes de l`enfer. Descendus au chantier s`engager comme bétail. Soixante jours de travail. Trente hommes prêts à se renier. Le boss des bécosses nous tient par les gosses. Loin de l`amour, la tête dans la porte du four de l`enfer. Descendus au chantier. Y`a pus de job en ville. Descendus au chantier, trente esclaves serviles. Je m`adresse au grand Satan : Je connais la légende d`antan... Celle du fameux canot volant. Tire-nous d`icitte au plus coupant! Je veux voler dans le firmament,revoir ne serait-ce qu`un instant les yeux de ma femme et de mes enfants... Satan, Satan est-ce que tu m`entends? Descendus au chantier. Trente hommes à genoux pour une poignée de sous. Descendus pour se damner. Les lits trop durs, les nuits de parjures. Loin du foyer pour payer le loyer d`un séjour en enfer. Descendus au chantier pour se faire exploiter. Trente hommes résignés qui marchent dos courbé. Satan, Satan est-ce que tu m`entends? Je donnerais mes vingt ans et pis mon âme en garantie si pour la nuit tu nous sors d`ici! Le grand Satan est apparu... Notre prière a été entendue! Mais il nous a tous informés que les temps avaient bien changé... Descendus au chantier. Trente hommes déjà damnés. Descendus pour brûler. Descendus pour l`Éternité... la véritéEN VÉRITÉ (S. Archambault, Mes Aïeux / É. Desranleau, Mes Aïeux) La vérité se cache (croix de bois, croix de fer) Derrière une pile de cash (si je mens, je vais en enfer) Chaque vérité abrite son contraire Chaque mensonge a son commanditaire Prophète du mal qui prétend faire le bien Prophète du vide qui veut que tu penses... à rien La vérité se trafique (croix de bois, croix de fer) Pour une question de fric (si je mens, je vais en enfer) Cent mille vérités, aucune compatible Cent mille mensonges jurés sur la Bible Prophète d'hier, prophète de demain Prophète de la terre, prophète des... martiens La vérité se vend (croix de bois, croix de fer) À n'importe qui, au plus offrant (si je mens, je vais en enfer) Qui dit vrai, qui dit faux dans toute cette histoire ? Qui a visé le blanc, qui a tué le noir ? Prophète de la guerre, prophète de la peur Prophète profiteur, prophète de... malheur La vérité s'achète (croix de bois, croix de fer) Le mensonge fait la manchette (si je mens, je vais en enfer) Tout le monde prêche pour sa paroisse Tout le monde vend le remède pour ton angoisse Tout le monde veut te montrer le chemin On te ment impunément et pis c'est pour... ton bien Sur la tête de mon père, sur la tête de ma mère, sur la tête de mon frère, sur la tête de ma sœur, sur la tête de mon grand-père, sur la tête de ma grand-mère, sur la tête de mon cousin, sur la tête de mon chien... dégénérationDÉGÉNÉRATIONS (S. Archambault, Mes Aïeux / S. Archambault, Mes Aïeux) Ton arrière-arrière-grand-père, il a défriché la terre Ton arrière-grand-père, il a labouré la terre Et pis ton grand-père a rentabilisé la terre Pis ton père, il l'a vendue pour devenir fonctionnaire Et pis toi, mon p'tit gars, tu l'sais pus c'que tu vas faire Dans ton p'tit trois et demi bien trop cher, frette en hiver Il te vient des envies de devenir propriétaire Et tu rêves la nuit d'avoir ton petit lopin de terre Ton arrière-arrière-grand-mère, elle a eu quatorze enfants Ton arrière-grand-mère en a eu quasiment autant Et pis ta grand-mère en a eu trois c'tait suffisant Pis ta mère en voulait pas ; toi t'étais un accident Et pis toi, ma p'tite fille, tu changes de partenaire tout l'temps Quand tu fais des conneries, tu t'en sauves en avortant Mais y'a des matins, tu te réveilles en pleurant Quand tu rêves la nuit d'une grande table entourée d'enfants Ton arrière-arrière-grand-père a vécu la grosse misère Ton arrière-grand-père, il ramassait les cennes noires Et pis ton grand-père - miracle ! - est devenu millionnaire Ton père en a hérité, il l'a tout mis dans ses RÉERs Et pis toi, p'tite jeunesse, tu dois ton cul au ministère Pas moyen d'avoir un prêt dans une institution bancaire Pour calmer tes envies de hold-uper la caissière Tu lis des livres qui parlent de simplicité volontaire Tes arrière-arrière-grands-parents, ils savaient comment fêter Tes arrière-grands-parents, ça swignait fort dans les veillées Pis tes grands-parents ont connu l'époque yé-yé Tes parents, c'tait les discos ; c'est là qu'ils se sont rencontrés Et pis toi, mon ami, qu'est-ce que tu fais de ta soirée ? Éteins donc ta tivi ; faut pas rester encabané Heureusement que dans' vie certaines choses refusent de changer Enfile tes plus beaux habits car nous allons ce soir danser... un voyage de l'autre coté de l'océanfdJe suis bien revenue chez moi, au Québec.Ce voyage m'a ouvert sur une autre dimension de la vie. Je crois bien être changée pour le reste de mes jours . Chose certaine, j'ai pris goût aux voyages et une confiance en moi que je n'avais pas auparavent .J'ai rencontré des gens merveilleux partout sur mon chemin. Je pense que le but d'un voyage comme celui-ci est de se découvrir un peu à travers ces expériences et ces rencontres et aussi d'apprendre à profiter du temps qui passe à fond! C'est bien sur ce que j'ai fait. J'ai passé d'agréables moments en compagnie de gens qu'il me fut donner derencontrer. Chacune de ces personnes m'ont faitévoluer àleur contact d'une facon ou d'une autre. Je me souviendrai de ce premier voyage comme le premier pas d'une nouvelle vie!
P.S. Pour ceux et celles qui ont passé dans ma vie durant ce périple, je vous remercie énorméement detoutce que vous avez faitpour moi,et d'avoir su émerveiller ce voyage comme vous avez pu le faire! Merci de m'avoir héberger comme vous l'avez fait et de m'avoir recu aussi simplement et aussi grandement à la fois! |
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